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Angoulème, usine à dédicace ! [angoulème 2010 #3]

Angoulême était pour moi un baptême de Bd. J’en ai découvert quelques facéties, la variété de son offre, et la frénésie de son public.

Ils étaient des centaines, bd à la main, prêt à partir à l’assaut des séances de dédicace, et les auteurs étaient sur au rendez vous. En bandeau ce cet article, vous pouvez voir un morceau du stand de Soleil, rassemblant au moment de mon passage facilement une vingtaine d’auteurs studieux, et une foule si compacte en attente de dédicace qu’il était impossible de traverser la salle.Vous pouvez observez deux dédicaces de Sky-doll, obtenue par leur propriétaire après plus  de 7 heures d’attente cumulées sur trois jours.

Il était tout bonnement hallucinant de voir autant de ferveur pour un petit moment d’intimité et un souvenir de l’auteur tant attendu. Autre surprise, aucune dédicace « vite faite » ne m’est passée sous le nez, les auteurs jouent réellement le jeu et produisent de véritables œuvres d’art en récompense des longues heures d’attente des fans.

Hormis Soleil, les autres stands étaient plus détendu coté file d’attente.  Ambiance tranquille chez Ankama, carrément posée chez Gallimard. Pour ce qui est des éditeurs indépendants et alternatifs, l’ambiance était même plutôt festive du fait de l’absence de queue et de la possibilité à un véritable dialogue de s’instaurer entre auteur et public.

Je comptais parler de Maliki aujourd’hui et de son hsitoire, mais le post est déjà étoffé, et il se fait tard. Le prochain Billet parlera d’Ankama (et donc de Maliki), une maison d’édition a laquelle je suis particulièrement attaché.

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Push Start, Reporter Jeux Vidéos ! #56

Pour l’instant sur Gwaeron, nous avons parlé de cinéma, de culture geek, de web 2.0, de fesses aussi, et même de souris culturiste !

Nous avons aussi parlé de tekken 6 et de jeux, mais jamais de façon sérieuse de jeu vidéo, et ça manque un peu.

Après deux messages de tractation diplomatique, le vide est comblé. Nous vous diffuserons chaque semaine ici même l’émission Push Start, chronique vidéo de l’actu Jeu vidéo. Cette chronique est diffusée massivement sur dailymotion de façon gratuite, de plutôt bonne facture et régulière (environ 1 fois par semaine).

Au programme de cette édition, les courts métrages de Halo, le jeu Dante’s inferno ainsi que le retour sur le devant de la scène de Final Fantasy 8.

Vous en pensez quoi de ce magazine de Jeu vidéo ?

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Formspring, le réseau social se fait séance d’interrogatoire

Il est quelque fois assez difficile de faire son trou sur le net sans avoir l’appréhension un moment ou à un autre d’exhiber une vie privé ou des informations qui n’ont pas leur place dans tel ou tel contexte. De même, raconter sa vie n’est pas toujours une passion.

Même si des fois c’est rigolo…

…La plupart du temps, le monde entier n’est pas en folie lorsque vous mangez une pomme.

Néanmoins, trouver un canal de communication entre lecteurs et auteurs, un moyen de poser des questions amusantes, cruelles ou carrément sâles passe parfois par l’esprit de quelques internautes. Formspring.me sert à cela, à poser des questions aux personnes qui vous intéressent et à consulter les réponses émisent aux questions posés par d’autres à ces même personnes.

De même, créer un compte sur le site vous permettra de recevoir un flux antéchronologique des nouvelles réponses de vos profils/stars/personnes préférées (façon twitter).

Vous en aviez assez de jouer sur facebook en espionant votre copine ou en surveillant vos amis. Maintenant, vous pourrez poser directement et anonymement les questions qui fachent.

Pour ma part, vu que je parle pas trop de moi ici, me créer un compte est une bonne occasion de me rapprocher des lecteurs du blog.

Pour me poser vos questions : Mon formspring

La première question donne le ton :

formspring Formspring, le réseau social se fait séance dinterrogatoire

Trois articles à lire à propos de formspring: celui de Cat, de Salomé et enfin le post motivé de Josianne Massé.

bandeau by Eleaf
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Un festival au public joueur [angoulème 2010 #2]

Hier, nous parlions d’exhibitions d’illustrateurs, aujourd’hui, nous allons parler d’exhibitions d’inconnus et de spectateurs pris au jeu. Des bulles rouges parsemées dans la ville liaient chaque point du festival. Déco toute bête, mais déco agréable. Notons aussi que chaque bâtiment avait sa déco propre. Sachant que la ville comptait à peu près une vingtaine de bâtiments à visiter, conjuguer originalité et cohérence sur une telle surface tenait de la performance.

Dans la rue, pluie battante et neige n’ont pas empêché des artistes sur échasses de traverser la ville ainsi que des habitants de se déguiser en femmes aux fessiers généreux. Ces demoiselles prenant un malin plaisir à donner des coups de cellulite à peu près à tout ce qui pouvait passer à leur portée.

Le barrage mammaire passé, un mur blanc attendait le festivalier  et son ambition créative dans le pavillon de la sélection officielle. Mur à dessin respectant la propriété général de toute surface sur laquelle le grand public peut sévir : un quota de sexes au mètre carré dépassant toute espérance. Les photos de ce pavillon viendront demain, néanmoins l’ambiance y était studieuse, les différentes Bds en compétitions à disposition, les plus acharnés ont pu avaler les 58 albums de la sélection officielle, les autres se seront contentés de voter pour l’attribution du prix FNAC-SNCF.

Dans un autre coin du festival, un jury d’enfant de 9 à 14 ans examinait la sélection jeunesse (20 albums au total) avant de donner leur verdict pour l’attribution du prix jeunesse.

Les prix ont été attribué quasiment tous dans la soirée du samedi 30, mais je vous parlerai des vainqueurs dans un prochain billet.

Il est deux heures du matin, j’ai sommeil.

Le prochain coup, nous parlerons de dédicace, avec un petit zoom sur Maliki.

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37 ème Festival de la bd, le dossier. [angoulème 2010 #1]

Du jeudi 28 au dimanche 31 janvier 2010 s’est tenue à Angoulême la 37ème édition du festival de la Bd. Au programme des festivités, des expos, des exhibitions, des dédicaces, des mangas, des rencontres et des moments forts.

J’étais dans la foule, avec mon appareil photo, pour vous rapporter quelques souvenirs et instants marquants de ces journées.

La première vidéo, d’une qualité graphique moyenne (première retouche vidéo de ma vie, alors vous râlez pas :p ), est celle d’une performance au sein d’une église d’Angoulême entre deux auteurs improvisant ensemble sur écran géant des strips. Le bandeau de l’article quand à lui est issue d’une performance elle aussi en direct, mais sur le stand de promotion des tablettes graphiques Wacom, dans le pavillon des éditeurs.

L’occasion de voir des talents aux travail, des mains à l’œuvre.

Les photos des prochains articles sont de meilleures qualité, ne vous inquiétez pas de ce coté là.

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Comment massacrer la distribution d’un bon film : le cas I love you Phillipp Morris

La comédie John Requa et Glenn Ficarra I love you Phillipp Morris raconte une histoire d’amour entre Jim Carrey et Ewan McGregor. L’année dernière, ce simple fait a rendu frileux tous les distributeurs américains, aucun d’entre eux n’ayant désiré diffuser le film sur le sol des États-Unis. Un choix que je ne m’explique toujours pas. L’homosexualité est-elle un tabou à ce point là ? Évidemment, certaines scènes surprennent dans le cadre d’une comédie américaine mainstream : entendre un type demander à Jim Carrey de lui « gicler dans le cul », ou voir Ewan McGregor recracher le sperme de son amant a de quoi déclencher des hauts le cœur chez les plus puritains ! Mais ce sont là deux des rares exemples de représentation crue de l’homosexualité dans le film, le reste relevant plus d’une sentimentalité équivalente à celle d’une comédie (ou d’un drame) romantique classique.

Du coup, le film n’a pu être visible que par les chanceux qui étaient à Cannes l’année dernière puisqu’il a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Votre servi… (euh, c’est quoi le féminin de serviteur ?) a eu l’occasion de le voir il y a des mois lorsque le Forum des Images (aux Halles à Paris) a repris les films de cette sélection. C’est une comédie extrêmement réussie et j’ai longtemps craint qu’elle ne soit finalement pas distribuée en France, sa sortie prévue en septembre ayant été repoussée. Mais cette fois-ci, je crois que c’est bon : presque un an après la bataille, le 10 février, la France pourra voir I love you Philipp Morris. Non sans en avoir méthodiquement massacré la promo… En effet, un dernier coup de grâce provenant de la distribution française du film n’a pas manqué de me consterner au plus haut point. Ils ont réussi à pondre l’affiche la plus hideuse – ou plutôt le montage Photoshop bâclé le plus lamentable – qui soit :

I love you Philipp Morris, l'affiche française

Franchement, on a rarement vu quelque chose d’un aussi mauvais goût. Là, pour le coup, on insiste bien sur le côté gay, de la façon la plus caricaturale qui soit bien évidemment. C’est quasiment La cage aux folles, le retour ! Ce qui est non simplement faux et réducteur (I love you Phillipp Morris est aussi un film d’arnaque à la Arrête-moi si tu peux, une comédie de mœurs pertinente, un film de prison, une histoire d’amour émouvante… bref un mélange des genres bien loin de cette image criarde et kitsch) mais à mon avis pas très efficace commercialement. Qui aurait envie, en effet, d’aller voir un film dont on a tiré cette horreur absolue ? Parlons-en donc un peu, pour donner l’envie d’y courir :

L’homosexualité des deux protagonistes, vous l’aurez compris, n’est absolument pas le sujet du film et tout ce qui pourrait dans le film relever de l’homophobie ou de l’intolérance crasse n’est jamais appuyé par le scénario mais, seulement parfois, sous-entendu dans quelques répliques incongrues (« Il y a un rapport entre l’homosexualité et la cleptomanie ? »). Et au final, c’est tant mieux que l’homosexualité des personnages ne soient qu’un élément de l’histoire parmi d’autres, et en rien son moteur principal. Car I love you Phillip Morris est avant tout un film sur l’amour fou et vorace entre deux hommes qui aspirent à être ensemble sans entraves. La première partie du film est des plus brillantes, elle commence par le portrait féroce de la parfaite famille américaine, et suit les pas d’un Steven Russell assumant enfin son homosexualité et se livrant à des arnaques à l’assurance (parce que « être gay, ça coûte cher »). En prison, il rencontre celui qui deviendra l’homme de sa vie, le Philip Morris du titre, dans une scène de coup de foudre absolument charmante. La peinture du milieu carcéral est d’une acuité et d’une ironie remarquables. Par la suite, un romantisme un peu trop exacerbé prend le pas sur la satire, mais ne gâche pas le plaisir d’un film aux dialogues constamment hilarants.

 Comment massacrer la distribution d’un bon film : le cas I love you Phillipp Morris

I love you Phillip Morris est également le fascinant portrait d’un arnaqueur, qui ne parvient à vivre que dans la dissimulation et le faux semblant, si bien que sa sincérité est régulièrement mise en doute. Un drôle de personnage central, que Jim Carrey porte de bout en bout avec une passion rare. Il est un acteur de génie et le prouve une fois de plus avec ce rôle complexe et jusqu’au-boutiste, drôle et tragique à la fois. Quant à Ewan McGregor, il est surprenant, renversant, stupéfiant et donne corps à son personnage de gay ultra sensible, d’abord exaspérant tant il paraît se conformer à un cliché, puis profondément émouvant quand confronté au malheur amoureux. Une excellente et attachante comédie, orgie comique insolente, un peu inégale mais dotée d’un scénario dingue (tiré d’une histoire vraie !) et de dialogues tranchants, portée surtout par deux acteurs exceptionnels.

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