Les réseaux sociaux aident l’Afrique et les porteurs de projets !
En ce jour au ciel menaçant, parlons des réseaux sociaux d’aides aux projets.
Sujet palpitant n’est ce pas ?
L’idée de ce type de réseaux sociaux est de permettre à une personne ou un groupe de personne de proposer un projet à financer. Le porteur du projet doit spécifier la somme minimal dont il aurait besoin pour lancer son projet. A partir de là, tout s’emballe. L’auteur du projet doit définir le temps pendant lequel son annonce restera en ligne (généralement entre 1 et 100 jours), et les contreparties données aux donneurs. Le don est dans les deux sens, ceux qui donnent de l’argent permettent à un projet de se concrétiser, les acteurs du projets envoyant aux donneurs des petites choses en échange, par exemple un carnet de bord, un livre dédicacé, quelque chose de simple et sympathique, gage de gratitude. Petite chose à noter, bien jauger son projet est incontournable, car si la somme n’est pas réunie en totalité le jour J de la clôture des dons, les porteurs de projets ne reçoivent rien. En revanche, ils peuvent recevoir plus.
Coté définition, c’est bon. Mais dans les faits, à quoi ça sert ?
A produire des artistes par exemple, ou encore des films. Dans ces cas là, il peut même y avoir retour sur investissement si l’artiste rencontre un succès fulgurant. Cela peut aussi servir pour des projets humanitaires ou la création d’open space pour illustrateur.
Au détour d’un de ces sites, j’ai même entraperçu un projet de savonnerie pour femme dans le Sahara. Un peu capillo-tractée comme idée mais pourquoi pas, on est en république après tout, les gens font ce qu’ils veulent.
Vous parler de ce type de site précisément aujourd’hui n’est pas un hasard. Invisible children, une ONG chargée d’éduquer et d’éviter à des enfants d’être enrôlés aux cotés de Joseph Kony, rebelle menant depuis des années la guerre au gouvernement soudanais avec une armée composée d’enfants soldat Ougandais, a décidée en partenariat avec La blogothèque (site français qui organisant les concerts à emporter et promeut la culture musicale indépendante) d’inviter deux groupes célèbres sur le sol ougandais : The Polyphonic Spree et Yeasayer. L’idée de fond étant d’y tourner des concerts à emporter et de pouvoir diffuser ces vidéos par la suite, médiatisant du même coup l’action d’invisible children et la situation alarmante des enfants Ougandais. Les sommes récupérés via la vente de la vidéo iront bien sur à Invisible Children.
Ils ont monté un projet sur Kickstarter, une plate forme de financement de projet fonctionnant sur le mécanisme décrit plus haut, afin de financer leur voyage.
Le temps qui leur est imparti se termine d’ici moins de 17 heures et les dons n’atteignent pas le seuil de 20 000$ nécessaire à la mise en place de leur projet, si personne ne les aide, ce voyage ne se fera pas. Et le combat mené par Invisible Children ne pourra être médiatisé en France.
C’est aussi ça le job des bloggers, parler de ce qui se fait de bien.




