Affiche anti tracts
Les règles de courtoisie en vigueur dans cette partie du globe nous obligeraient à utiliser un mot bien précis pour commencer : le mot « bonjour ». Étant anticonformistes de nature, nous condamnons ces pratiques arbitraires et commencerons donc par un mot pris au hasard dans le dictionnaire Petit Larousse Compact édition 2006. Chloro-organique. Voilà.
Quel tract direz vous. Évidemment, ce n’en est pas un. Vous êtes présentement debout à passer votre temps libre a lire une affiche dans un couloir froid et lugubre avant de rejoindre des professeurs majoritairement idem. Nous, nous sommes confortablement installés derrière nos ordinateurs respectifs, au chaud, avec du café. La vie est injuste non ? Nous sommes aussi de cet avis. C’est pourquoi, grâce aux lois sur la liberté d’expression qui, pour une fois, serviront à quelque chose, nous allons nous atteler à la dure et lourde tache qu’est celle de dénoncer toutes les incohérences et stupidités australopithéquiennes qui se dresseront sur notre route, et par la même, par voie de conséquence, vous informer et tentez de délivrer vos esprits embrigadés, anesthésiés, manipulés, télé-réalités et nous en passons. Ainsi nous réaliserons une série d’affiche pour votre plaisir et surtout pour le nôtre.
Bernard Werber dans nous ne savons quel torch.. bouquin a déclaré, qu’a part se faire une coiffure punk dans son bain et appuyer sur les sonnettes des petits vieux, le plus petit dénominateur commun était d’emmerder d’honnêtes fourmis prolos qui ramènent de la bouffe pour une colonie lobotomisée. Il avait omis le fait de se faire alpaguer par des hordes de congénères qui n’ont rien de mieux à faire que de passer leur temps à distribuer des tracts. Trouvez-vous quelqu’un qui n’a jamais reçu, et surtout qui n’a jamais piqué un sprint vers la poubelle la plus proche pour vider ses poches de ses immondices fibro-amazonienne ? Impossible, tout le monde déteste ça, à l’exception des détenteurs de cheminées, mais tout le monde en prend, sans broncher, ou alors dans une pointe d’hypocrisie, évite la position stratégique des distributeurs et contourne la zone de distribution. Nous disons NON, non a cette politique de terreur et d’oppression, chacun devrait pouvoir affirmer, clamer haut et fort : NON, J’EN VEUX PAS DE TON TORCHON INFÂME, VA-T’EN MÉCHANT ! , sans rougir de honte et être hué pour son égoïsme.
Ils sont malins, ils sont fourbes, ils sont vicieux les distributeurs en question, s’embusquant sans vergogne sur le chemin du restaurant universitaire, alors que la faim tiraille l’étudiant moyen, près de la cafétéria, alors qu’il meurt de soif, certains même vont jusqu’à en coller dans les toilettes. On ne peut même plus pisser tranquille. Remarquez certains de ces tracts on plus d’utilité dans cet endroit qu’ailleurs. Aidez-nous dans notre lutte, supportez notre cause. Refusez les tracts.
Afin de vous rendre la vie plus facile, nous avons soigneusement rédigé deux listes, définies comme suit :
- de l’art de reconnaître son ennemi
- de l’art d’envoyer paitre les distributeurs
Voici donc les principaux ennemis dont il faut se méfier :
- toutes sortes de tracts et affiches à l’exception des nôtres
- les tracts pour des beuveries innommables, dans des boites tendancieuses, où, malgré l’invitation, une demi-bière sans bulle et sans alcool reste plus chère qu’une action Air France.
- les tracts pour les syndicats étudiant dont tout le monde se contrefiche. Il n’y a qu’à regarder le pourcentage de vote, nous n’inventons rien.
- Les tracts pour des groupes de green greco-menthalo-sudisto-romano ping pong rock and trash métal rnb de rue de la mort qui tue, où ils rajoutent un morceau a chaque fois.( Menthalo étant de nous, brevet a l’appui )
- Les tracts écolos qui contribuent à l’abattage des forets à travers le monde.
- Et, notre préféré, le tract anarcho-syndicaliste, a peu près au même niveau que la lessive qui lave plus blanc que blanc. Comment, o grand dieu, l’anarchie qui ne souffre d’aucune hiérarchie, a pu copuler avec le syndicalisme, qui, lui, la tolère ?
Et voilà donc les répliques imparables, qui laisse pantois le distributeur hagard :
- Un bon « non merci » bien sec, a la « n’y songe même pas »
- Ma mère veut pas, ma religion me l’interdit, je mange pas de canard, qu’on peut inter-changer, je mange ma mère, ma religion canard, l’interdit veut pas. Mais ça fais pas le même effet.
- Je me suis fait violer par une Tortue Ninja/Denver le dernier dinosaure/Casimir/le Joker/Wolverine ou toute autre personnalité cartoonisée.
- Ou encore un bon gros discours sur l’égoïsme du distributeur qui ne s’intéresse qu’à sa propre cause et sur notre grandeur d’âme, nous qui embrassons toutes les causes, pour finir par le tourner en ridicule et lui faire honte en public, ce qui, espérons, le vaccinera à vie. Bonne idée lorsque l’on tombe sur un type un peu rude qui nous engueule quand on en refuse un.
Voilà voilà. Ce n’était que le premier d’une longue suite d’affiche dans ce genre. Nous espérons que cela vous a plu. A nous, oui, c’est déjà ça. A bientôt donc.
Syrus Mainfield et Chris Totenbuc, Manifestants Anti Inepties Terriblement et Ridiculement Énervantes et qui ont Décidé Unanimement de Moudre les Organes et les Noix des débi..Dindons qui nous emmerd…Embêtent.




