Merguez à croquer [buzz sexy]
Ah, nous sommes Mercredi.
Ce qui en soit veut tout dire (les anciens se disent “chouette, de la chatte”, les nouveaux viennent de réaliser que c’est le jour des enfants, donc des têtons).
Aujourd’hui, petit clin d’œil à une sandwicherie du 11ème arrondissement de paris qui n’a…pas gardée sa langue dans sa poche.
Ses dents non plus d’ailleurs.
Hormis le fait que la vidéo soit très fun, notons que c’est une sandwicherie banale, comme nous pouvons en trouver n’importe où, qui a lancée cette campagne, signe que même des toutes petites enseignes au public très localisé commencent à se servir du net.
Bonne journée.
Twitter tue des gens
Twitter,il fallait que nous en parlions.
Non pas que ce soit essentiel au développement d’une forme de vie, mais surtout parce que j’ai droit 14 fois par semaine à un grand « c’est quoi twitter ? ». Alors bon, les premières fois, j’ai pris le temps de l’expliquer, jusqu’à ce que les disciples dévoués ramènent de nouveau férus de technologie en quête de twiterrisation. Et twitterisés ils furent, les uns après les autres.
L’internet mondial étant passé par là, le temps est venu d’entamer la nouvelle étape d’un plan démoniaque : la twitterisation de masse. Ce premier billet vous parlant de façon générale du concept et de l’utilisation de twitter, suivi par d’autres prochainement pour développer ses applications et influences.
En somme, que du bonheur.
Twitter est à la croisée des chemins entre la messagerie instantanée, le mail et le réseau social. Il permet à ses membres d’écrire des messages de 140 lettres maximum (des tweets). Ces tweets étant lus par les personnes s’étant abonnées à votre flux de tweets. (ça s’appelle du microblogging)
Un utilisateur lambda s’abonne donc aux flux de tweets de toutes les personnes qu’il veut suivre, et reçoit pèle mêle tous les flux présentés de façon anté-chronologique. C’est-à-dire du message le plus récent au plus vieux, chaque message étant accompagné du petit portrait de son auteur (son avatar), de la date d’émission du tweet ainsi que le moyen par lequel il a été envoyé (web, logiciel, iphone…).
La subtilité dans l’histoire est que vous n’êtes pas obligé de suivre ceux qui vous suivent. Sur facebook, si vous voulez mettre quelqu’un en ami, il doit aussi vous mettre en ami. Sur twitter, vous pouvez être suivi par des milliers de personnes et n’en suivre que deux ou trois.
Ajoutez à cela que quand vous voulez parler de mr truc il vous suffit d’écrire « @truc » dans votre tweet pour faire apparaitre un lien vers son profil, et que vous pouvez retwitter (RT) des messages qui vous semblent intéressants/drôles/utiles pour en faire profiter tous ceux qui vous suivent.
Tous les ingrédients sont réunis pour comprendre le fonctionnement de twitter.
A sa conception, c’était très geek comme réseau social, les utilisateurs avaient pas grand chose d’autre à faire que de twitter des conversations du genre :
“-Yes, that was a good pizza !
-Yeah man”
Inutile et chronophage, l’outil a tout de suite été adopté en grande pompe et s’est développé chez les plus geeks. Ensuite il s’est démocratisé, et son nombre d’utilisateur a explosé, les journalistes et les gouvernements l’utilisent pour observer les tendances au sein des populations, les blogueurs pour recueillir à chaud toute sorte d’information, en gros, autant d’utilisations que de personnes sur le réseau.
Bien sur, des modes apparaissent, éphémères ou plus durable, et des usages remarquables sont fait de twitter, parfois complètement délirante, d’autre fois, d’une utilité absolument incontestable.
Focalisons-nous sur un exemple d’actualité.
Pour ce billet, nous allons parler d’une mode du moment : mourir sur twitter.
Oui, vous avez bien lu, en ce moment, toutes les stars passent à la casserole sur twitter, que ce soit George Clooney, Natalie Portman, Johnny, tout le monde a eu droit à son micro moment de gloire posthume prématurée. Depuis la mort de Mickael Jackson et compagnie (Ed McMahon and Natasha Richardson par exemple) le climat est à la méfiance.
Ajoutons à cela que nos stars n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour rendre l’âme, Portman se retrouve balancée d’une falaise et Clooney n’a pas eu droit à un traitement plus sympathique.
Le truc intéressant est la durée de vie minime de ces rumeurs, démenties relativement vite (quelques dizaines de minutes) par un réseau qui, au-delà de mettre en relation des personnes, met en relation le sens critiques de milliers de gens. D’ailleurs, chose notable, même si quelques fausses rumeurs s’insinuent éphémèrement dans les rouages de la machine, l’ambiance n’y est pas salace, pas de discussion grasse sur l’éventualité d’un porno par natalie portman nue ou la taille de ses seins, rien de ce genre.
Et quand vanne de cul il y a, subtile et marrante elle est.
Voilà un exemple d’actualité qui me semblait convenir à votre premier cours de twitter.
Ci-dessous, quelques lien vers des articles de blogs traitant des morts imaginaires.
Et un lien vers mon twitter tant qu’on y est.
Salles obscures et Bandes-annonces #1
Nouvelle rubrique, les têtes d’affiches, chaque semaine, si l’actualité des salles obscures semble intéressante, je vous mettrai en ligne le mardi quelques bandes annonces des films médiatisés et si possible intéressants (parce que sinon ça sert à rien).
Le truc merveilleux, c’est que les bandes annonces du mardi soir parleront des films à l’affiche le mercredi matin.
Tout con comme idée, mais bizarrement peu de blogs le font, alors pourquoi pas ici.
Hein, pourquoi pas ?
A l’affiche le mercredi 29 décembre de l’an de grâce 2009, dans l’ordre :
- [REC 2] de Jaume Balagueró et Paco Plaza, le come back espagnol du journalisme d’investigation en terrain hostile.
- Solomon kane, Par Michael J. Bassett Récit fantastique du retour vers la lumière d’un homme damné et maitre de l’épée (une machine à tuer comme le monde n’en a jamais vue, et gna, gna, gna…).
- Tetro, Drame de 2h orchestré par Francis Ford Coppola, récit de retrouvaille de entre deux frères issus d’une famille mafieuse, prêts à tout pour comprendre.
Nouveau design !
Pour 2010, Gwaeron.org fait peau neuve avec ce nouveau design, plus simple et minimaliste, un peu moins tape à l’œil, mais avec au moins le certain luxe de ne pas utiliser le même design que 150 ou 300 autres blogs ( l’ancien design était gratuit, et donc très très très répandu).
Pour cette nouvelle version, j’ai voulu affirmer ma confiance en blogbang, ma régie publicitaire, en la faisant figurer en tête de page. Ce choix va surement m’être reproché, néanmoins, ses tenants et ses aboutissants seront développés ultérieurement.
L’idée principale a été d’épurer le design pour laisser plus de place aux articles et à vos commentaires.
Sur ce, je vais aller rédiger mon prochain article.
Vous en pensez quoi de cette nouvelle version ?
Avatar(te)
La révolution n’aura pas lieu, mesdames et messieurs, je vous le dis d’avance. D’abord, je précise que j’ai plutôt de la sympathie pour James Cameron. Aliens, c’est géant. Terminator 1 et 2, c’est très bien. Titanic, j’aime assez. Du bon divertissement, sans foutage de gueule et avec généralement assez de sous-texte intéressant pour ne pas sortir le cerveau totalement vidé. Avec tout ce que j’avais lu, j’allais voir Avatar avec bon espoir. Las, je n’y ai pas trouvé la révolution qu’on m’annonçait. Le début du film est plutôt séduisant, on sent que l’on va suivre le parcours personnel d’un héros possiblement attachant (Sam Worthington). Que celui-ci n’ait plus l’usage de ses jambes et qu’il le retrouve une fois envoyé dans son avatar, et avec lui un peu de sa liberté, est plutôt une belle idée. La toujours sympa Sigourney Weaver hérite quant à elle d’un rôle cool de scientifique maniaque, et on sent que la confrontation entre les deux peut donner quelque chose d‘amusant. Malheureusement, la suite de leurs aventures est plus ordinaire et largement prévisible. L’infiltration dans la population de la planète (les Na’vis), l’accoutumance à leur mode de vie, l’histoire d’amour qui débute avec une jolie indigène, le sentiment de trahison, le retournement la rébellion etc. (normalement je ne vous apprend rien, tout est dans la bande-annonce !), tout ça est vu et revu…
M’enfin, il parait que là n’est pas l’important. Cameron a passé dix ans sur le film, et manifestement ce n’est pas au scénario qu’il a consacré le plus de temps… on pouvait donc s’attendre à un ébouriffement visuel de tous les instants. Oui et non. C’est très impressionnant visuellement, mais je suis loin de trouver l’imaginaire de Cameron original. Sa planète Pandora est certes très belle, mais cette imagerie sauvage (nature foisonnante, paysages époustouflants etc.) n’est pas nouvelle. Un exemple parmi d’autres, les montagnes flottant dans le ciel rappellent immanquablement Myazaki… Mais ne soyons pas trop difficile. Bien que je trouve le physique de ces grandes gigues de Na’vis particulièrement laid, il est certain que la performance capture (technologie plus évoluée encore que la motion capture chère à Robert Zemeckis puisqu’elle permet de retrouver jusqu’aux expressions faciales des acteurs) est assez incroyable et rend d’autant plus humains les extraterrestres dont on nous raconte les coutumes et le mode de vie. Dès lors, problème. Comment peut-on croire une seconde qu’il s’agit vraiment de science-fiction alors que les Na’vis ne sont absolument pas des aliens crédibles tellement ils ressemblent aux humains ? Cet anthropomorphisme est assez dérangeant dans la mesure où il empêche de croire vraiment à ce qui se passe – récemment, District 9 s’en sortait beaucoup mieux à ce niveau-là. Un point positif, c’est que Cameron a quand même songé à leur inventer une langue propre, même si le scénario s’arrange pour faire parler tout ce beau monde en anglais la majorité du temps. On a saisi, James, t’inquiète : tes schtroumpfs géants, ce sont des Indiens d’Amérique ! Avatar c’est Pocahontas sauf que la jeune demoiselle est bleue et mesure trois mètres.
Du coup, il faut bien admettre que le sous-texte est assez puissant : dénonciation de cet acte fondateur des Etats-Unis d’Amérique : le massacre des indigènes, et du colonialisme en général. Il y a même quelques allusions à l’interventionnisme et à la guerre d’Irak (« guerre à la terreur » etc.). Mais tout cela est malheureusement enrobé dans un scénario cucul la praline, ultra prévisible et lourdement écolo. Le tout est d’un manichéisme incroyable, opposant binairement les bons sauvages qui vivent en harmonie avec la nature aux humains crétins et aigris (voir ce personnage de chef militaire, méchant plus caricatural tu meurs). Pour couronner le tout, on a le droit à une soupe spiritualo-new age avec le culte rendu par les Na’vis à leur déesse-nature. À ce niveau là, le discours écolo vire à la crétinerie absolue. Le propos sous-jacent (mais surligné) d’Avatar n’est pas dangereux, il est même plutôt respectable et progressiste et, comparé au blockbuster ultra conservateur de Roland Emmerich sorti il y a quelques semaines (2012), il a toute ma sympathie. Cependant plus le film s’étire en longueur avec d’interminables scènes de bataille, plus il s’avère insistant et épuisant. Le film est donc également bien trop long à mon goût. Mais pouvait-on faire plus court vu l’envergure du projet ?
Bref, rien de transcendant ni d’affreux là-dedans, Cameron assure la plupart du temps le divertissement et le plaisir des yeux. Mais je vois mal de quelle révolution esthétique Avatar serait l‘instigateur.




