Esther traumatise les enfants
Petite chronique ciné.
Tiraillée entre district 9, avatar, et quelques autres films vus ces derniers temps méritant largement un article, ma grosse patte tapote sur ce clavier pour vous raconter l’expérience vécue lors de la projection d’Esther, et l’effroi incommensurable qui est mien.
Avant de parler du film, parlons du contexte dans lequel il fut projeté.
Mon popotin fut religieusement posé sur un merveilleux siège de cinéma le soir du 1er janvier de l’an de grâce 2010.
Notons en préambule que le 1er janvier 2010 peut de façon quasi certaine être posé comme le jour de décuvage mondial. Le premier janvier, tout le monde vomit, les autres dorment ou digèrent, mais personne n’a les intestins en paix.
(Les moins fins appelleront ce jour le jour du caca sanction.)
Ce premier janvier n’était guère différent d’un premier janvier classique, et à 21h30, heure de notre séance d’horreur, nous ne fument nullement surpris de ne voir dans la salle que des 20-35 ans en petits groupes sectaires et bravant la digestion traditionnelle au profit d’activité de nature légèrement plus folichonne.
En somme, une salle remplie d’ivrognes éduqués.
Les bandes annonces démarrent, et dans tous les coins, des poches de bonbons sont chiffonnés, les spectateurs se posent négligemment en discutant.
Et personne ne râle, une salle entière en mode roots, juste venue pour passer le temps. Ambiance qui a perdurée durant tout le film, vraiment unique en son genre, qui à elle seule valait le détour.
Le film démarre par une salle d’accouchement, un bébé mort, une infirmière prenant d’un ton compatissant une ENORME pince pour sortir bébé, et le papa filmant la scène.
Là, deux réactions s’enchaînent. Un « qu’est ce que je fous là » précède un « plus jamais ça », gros blanc dans la salle puis rire général. Le délire continu, surréaliste et collectif.
Pour ceux qui n’ont pas vu la Bande annonce, Ce film raconte l’adoption d’une petite fille prénommée Esther dans une famille portant le deuil d’un bébé mort né. La petite fille en question aillant de léger penchant psychotique se traduisant par une manie plus qu’avérée de trucider tout ce qui bouge, de draguer son père et de vouloir découper sa mère. Il est réalisé par Jaume Collet-Serra.
Hormis le fait que coté suspens et horreur, ce soit dans la norme du genre, quelque chose me choque là dedans.
Esther n’est interdite que au moins de 12 ans.
Quel parent a envie d’embarquer sa gamine de 15 ans voir une histoire de fille incestueuse, d’arrachage à vif de bébé mort né, de meurtre divers et varié ?
Il faut croire que les autorités estiment moins dangereux de voir ça que de voir un film de cul.
Ça me laisse perplexe…
Néanmoins, film plutôt pas dégueulasse.
Si vous le ratez, vous vous en remettrez sans gros souci
1 Comment

Moi je l’ai vu. Et je le regrette c’est dégueulasse ça traumatise les enfants. Y’a plein de scène plutôt chaude. Des morts et du sang. Je crois que je m’en remettrai jamais.